Nos limites : les comprendre et les respecter

Mieux comprendre nos limites

Nos limites sont-elles réelles ? Doit-on les écouter ou les dépasser ?

Les 2 sources de nos limites

Globalement, je classerai les sources de nos limites en 2 catégories :

1- Les limites de notre mental

C’est tout ce qui nous fait dire : « J’ai peur », « Je ne peux pas », « Ça ne se fait pas », « J’ai honte », « Je n’y arriverai pas », « Ce n’est pas pour moi »…

Toutes ces phrases que l’on entend à longueur de journée ne sont que l’expression de nos peurs, nos doutes, nos angoisses, notre éducation… Elles nous font agir et penser en fonction de notre vécu. C’est-à-dire tous les évènements qui se sont passés dans notre vie et toute l’éducation que nous avons reçue.

2- Les limites de notre corps

Les limites de notre corps se manifestent en général par la douleur, la maladie, les accidents ou tout autre problème de santé.

– La douleur est une réaction immédiate du corps à une stimulation. Lorsque celle-ci est trop violente (comme une brûlure ou un coup violent) ou inhabituelle (comme la reprise d’un sport qui va occasionner des courbatures).

– La maladie, même causée par des virus ou des bactéries, est généralement l’expression de ce que notre corps a à nous dire car nous ne le comprenons généralement pas. Voir mon livre « Malade, mais pourquoi« .

– Les accidents, sauf pour les plus violents, causent des traumatismes dans des zones déjà fragiles. C’est-à-dire que ces zones ne sont déjà pas en très bonne forme à cause de notre vie quotidienne par le stress, la sédentarité, les habitudes alimentaires, les addictions…

Les 2 types de limites

1- Les « bonnes » limites

Ce que j’appelle les bonnes limites sont celles qui nous évitent un danger.

Par exemple la peur du lion, du serpent ou la voiture qui nous fonce dessus, car si nous ne réagissons pas nous risquons d’être blessés ou tués. Ces limites sont gérées par la partie le plus primitive de notre cerveau (pour les animaux dangereux) ou par l’éducation (en ce qui concerne la voiture).  Cette peur va souvent générer une montée d’adrénaline qui va nous permettre d’éviter le danger ou de nous sauver. C’est le même processus lors d’une agression ou d’un viol car dans ces cas se sont les limites de notre intimité et de notre personne qui ne sont pas respectées.

Dans tous ces cas de figure, il est très important et même primordial de respecter nos limites, d’écouter nos peurs et nos doutes.

2- Les « mauvaises » limites

Ce sont globalement toutes les autres.

Celles qui nous font avoir peur d’un animal complètement inoffensif comme une souris, une poule, un escargot… Toutes ces peurs irraisonnées viennent souvent d’un évènement dans notre vie ou d’un héritage des parents, de la société ou de toute autre personne que nous croisons.

Il en va de même de la peur de l’autre ou du sexe opposé. Bien évidemment, il est important de se méfier des personnes malintentionnées. Mais quand dans un couple, qui est dans l’amour et le respect, l’une des personnes (ou les deux) se méfie ou n’ose pas se montrer nue devant l’autre, ou voir l’autre, c’est qu’il y a un manque de confiance en soi et d’Amour de Soi (et par conséquence en l’autre).

Je ne parle même pas (enfin si) des problématiques sexuelles, de fécondité ou des maladies de la sphère sexuelle qui sont pour la majorité des conséquences de nos peurs acquises, suite à des expériences traumatisantes, ou transmises par notre entourage.

Pour toutes ces limites, si nous voulons être mieux dans notre peau et dans notre vie, il est important de faire le nécessaire pour les transcender ou les éliminer, que ce soit en se remettant en question, en sortant de notre zone de confort (en faisant bien attention que la situation reste quand même gérable, même si ça peut être compliqué) ou en suivant une thérapie adaptée.

Ecouter ou dépasser ?

Vous me direz, et vous auriez raison, « Tout ça c’est bien, mais comment savoir si une limite est à respecter ou à dépasser ? »

Là est toute la difficulté, et ma réponse est en plusieurs points :

1- Si une limite ne vous occasionne pas de conséquences ou de comportements néfastes ou désagréables dans votre vie, où est le problème ?

2- Si les conséquences de cette limite vous gênent ou vous rendent certains aspects de la vie difficiles ou insupportables, je vous invite à faire le nécessaire pour les dépasser ou les enlever. Si, bien évidemment, c’est ok pour vous.

3- Si le non-respect d’une limite peut vous mettre en danger, là il me paraît important de respecter cette limite. Même si parfois ça peut ne pas être très agréable.

Mais dans tous les cas, je vous invite à vous demander si ne pas respecter cette limite peut améliorer ou dégrader votre vie pour ensuite faire votre propre choix.

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